Association des journalistes parlementaires

Trois républiques après…
Les majorités politiques passent,
l’Association des journalistes parlementaires reste.

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Janvier 1891 - Création de l'Association des journalistes parlementaires

Née en janvier 1891, elle a connu trois Républiques, deux guerres mondiales – avec mise entre parenthèses sous Vichy-, la décolonisation et la fin de l’empire. La loi sur les associations n’ayant pas encore été votée, elle se constitue comme « Association syndicale professionnelle des journalistes parlementaires et société mutualiste », dont le siège est rue Pasquier avant d’être domiciliée quelques années plus tard au Palais Bourbon.

Son objet est de « créer entre journalistes parlementaires, sans distinction de nuance d’opinions et dans un intérêt d’ordre purement professionnel, une sorte de pouvoir ayant seule qualité pour entrer en relation officielle avec les pouvoirs établis dans les deux chambres ».
Cette raison d’être impose, «de faire nous-mêmes notre police intérieure » et, à l’extérieur, « de proposer des avantages matériels, avec la création d’une caisse de secours », laquelle ne sera opérationnelle que quatre ans plus tard. Alors que la Sécurité sociale n’existe pas encore, il s’agit d’aider les membres à faire face aux « coups de l’adversité », par le versement d’une petite retraite, par des facilités lors de procès intentés par des élus, par des « faveurs »… dont la nature n’est pas précisée. Outre les cotisations, l’association cherche des recettes via une loterie-tombola (1895) à laquelle participe le président de la République Félix Faure en tant que membre honoraire, obtient des subventions de la part de l’Assemblée nationale et du Sénat, les élargit par des recettes du Paris Mutuel (1925), reçoit des cartes de réduction de transports pour ses adhérents…

Une vocation réglementaire et sociale

A son origine, l’association propose aussi des « distractions ». Pour sa première assemblée générale, à l’hôtel Intercontinental, elle organise un banquet avec soirée artistique et littéraire. Plus de 500 personnes applaudiront ainsi des artistes de la Comédie française, de l’Opéra de Paris, de l’Opéra-Comique. Une autre fois, élus et journalistes écouteront un orchestre tzigane et danseront jusqu’à 3 heures du matin ! Présidents de la République, du Conseil et des deux chambres y participent souvent. La Seconde Guerre mondiale y mettra fin.

Les années 50 et 60 - L'audiovisuel s'impose

Le développement d’une presse plus indépendante, l’installation de la radio puis l’arrivée de la télévision recentrent l’Association des journalistes parlementaires sur ses missions professionnelles. En 1950, il lui faut régler un différend entre un député et un journaliste, le premier ayant agressé le second salle des Pas-perdus parce qu’il avait parlé de « députés cocos ». Il a fallu démontrer que ce n’était pas « plus outrageant » que d ‘évoquer des élus « rad-soc » ou « MeuReuPeu » !

En 1958, la concurrence entre médias pose déjà quelques difficultés. « Nous entendons que la presse écrite soit traitée sur un pied d’égalité », précise le compte rendu de l’assemblée générale. Lequel souligne par ailleurs, « les bonnes relations avec M. Jacques Chaban-Delmas », président de l’Assemblée nationale.

Les années 70 - Les « apéritifs-forum »

Dans les années soixante-dix, l’AJP organise des « apéritifs-forum », au cours desquels ministres, présidents de groupes, rapporteurs de projets de loi répondent aux questions des journalistes parlementaires. Ceux-ci ont lieu salle Empire, les mardis à 11h30 ou les jeudis à 19h30. Jeune ministre chargé des Relations avec le parlement, Jacques Chirac y participera en 1971. En mars 1981, l’AJP met sur pied à l’Assemblée nationale un colloque sur « Vingt ans de système présidentiel », avec les interventions d’Alain Poher, Jacques Chaban-Delmas, Edgar Faure, Jean-Luc Parodi et la conclusion de François Goguel, président de la Fondation nationale de science politique, ancien membre du Conseil constitutionnel.

Bureau de l’AJP (2023-2025)

Président : Ludovic FAU (LCP)
Vice-présidente : Stéphanie LEROUGE (AFP)
Secrétaire-trésorier : Arthur BELLIER (RTL)
Secrétaire-trésorière adjointe : Nathalie MAURET (EBRA)

Secrétaires :
Edgar BECQUET (BFMTV)
Stanislas NOYER (La lettre de l’Expansion)

Membres :
Frédéric DELPECH (LCI-TF1)
Chantal DIDIER (Le Courrier du Parlement)
Julien LECUYER (La Voix du Nord)
Robin RICHARDOT (Le Monde)
Tâm TRAN HUY (Public Sénat)

 

 

Ils, elle, ont présidé l’AJP

Ludovic Fau, depuis 2021
Jean-Pierre Gratien, de 2017 à 2021
Sophie Huet, de 2006 à 2017
Henri Paillard, de 1994 à 2006
André Passeron, de 1985 à 1994
Pierre Rouanet, de 1984 à1985
Alain Guichard, de 1979 à 1984
Pierre Sainderichin, de 1968 à 1969
Charles Patoz, de 1965 à 1968
Jean Benedetti, de 1955 à 1965
Georges Garreau, de 1945 à 1955
Charles Morice, de 1932 à 1944
Abel Henri, de 1925 à 1932
Clément Garapon, de 1923 à 1925
Georges Aubry, de 1897 à 1923
Lucien Victor-Meunier, de 1896 à 1897
Etienne Mairesse, de 1891 à 1895

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